Les Mains Dans le Rétro – Castlevania Symphony of the Night – PlayStation

Autant le dire d’entrée, ce jeu est parmi mes préférés et je suis à peine étonné de le recommencer pour la énième fois. C’est tout simplement une tuerie et à plusieurs niveaux.

Une saga redéfinie

Sorti en 1998 sur PlayStation, ce jeu fait donc partie de la saga tentaculaire des Castlevania mais crée cependant une rupture extrêmement nette avec les précédents. En effet c’est une toute nouvelle équipe chapeauté par Koji IGArashi (qui a quitté Konami il y a peu) qui s’occupe de donner un coup de jeune à la franchise. Fini l’action / plate-forme à la difficulté impardonnable et bienvenue à l’action mâtinée de RPG avec expérience, niveau et inventaire entre autres. On aurait pu avoir peur avec un changement aussi drastique alors qu’est-ce qui fait de ce jeu un classique encore aujourd’hui en 2014 ?

La 2D est morte, vive la 2D !

Tout d’abord les graphismes puisque c’est la première chose que l’on voit donc forcément on ne peut pas passer à côté. Jamais une 2D n’a été aussi fine et même en plein écran sur une TV HD sur PlayStation3 c’est un régal ! Plus de 15 ans après, ça passe toujours aussi bien et le château est toujours aussi agréable à traverser. Les décors sont variés, détaillés bref ça poutre. Mention spéciale pour les arts de toute beauté qui ornent les fenêtres de dialogue.

I’ve come to put an end to this.

Vient ensuite le gameplay et ce n’était pas gagné d’avance parce que j’ai toujours été nul en jeu de plateforme mais là, le mélange est tellement subtil qu’on ne se décourage pas et mieux encore, on en redemande ! Pour éclairer ceux du fond qui ne suivraient pas, cet épisode marque le début d’une nouvelle ère pour la saga car la traque aux monstres a été agrémentée d’éléments de RPG (inventaire, niveaux, HP/MP qui augmentent avec le niveau, des sorts, et points de sauvegarde !) et le jeu est beaucoup moins difficile que ses aînés ! On progresse à son rythme on consulte le plan pour savoir où on n’est pas encore allé. On voit bien que tout a été pensé pour ne rien laisser au hasard. C’est très, très bien fait !
De plus comme tout dans le jeu pousse à l’exploration, on trouvera tout au long du jeu des reliques. Ces dernières nous permettront par exemple de voir les dégâts que l’on fait sur les ennemis, d’invoquer un familier (qui sont très bien cachés) ou de se transformer en brume/chauve-souris/loup. Des pouvoirs qui nous serviront tout au long du jeu.

♫ Mon beau château, roi des vampires (air connu) ♫

Enfin le level design est juste magique ! Premièrement le château a été pensé pour une double utilisation car si on remplit certaines conditions on a droit au château inversé qui est une idée de génie et on remarque que tout a été pensé pour ça et les détails nous sautent tout de suite aux yeux ! Ensuite, en termes de progression c’est excellent aussi car on doit se souvenir des endroits inaccessibles lors de notre premier passage pour ensuite revenir avec le pouvoir adéquat. Même s’il n’a clairement pas inventé ce principe c’est une vraie leçon vue comme elle est parfaitement adaptée à la série qui a pour le coup inventée le terme de Metroidvania (ou Castletroid pour l’irréductible).
Bon on ne va pas tergiverser c’est de la bombe, pas trop long ni trop court, pas répétitif pour un sou et c’est une véritable tuerie en termes de game et level design et bien que les épisodes GBA soient très, très bons, celui-là est, pour moi, le meilleur de toute la saga.

CastleVania-Sotn

Portages-Vania

Bien qu’originalement développé sur PlayStation, ce volet Symphony of the Night ou Gekka no Yasôkyoku en version nipponne s’est vu porté de nombreuses fois avec divers changements voire bonus dépendamment des supports. Il y a eu tout d’abord la version Saturn sortie en 1999 uniquement au Japon et d’aucuns diront que c’est la version la plus complète ou au contraire la plus mauvaise. En effet dès le début du jeu et sans avoir à terminer le jeu une première fois on peut choisir de jouer avec Alucard, Richter ou même Maria ! C’est assez remarquable pour être noté. Ensuite les objets cachés et autres familiers ne sont pas situés aux mêmes endroits que sur la version PlayStation.
Il y eut ensuite deux simples portages sur XBox Live Arcade (version à laquelle on peut choisir de jouer en 4:3 avec des bordures extrêmement moches) et PSOne Classic (sauf sur le PSN européen).
Le dernier portage est pour moi le plus intéressant car il s’agit de celui contenu sur l’UMD de Castlevania The Dracula X Chronicles, le remake de l’épisode PC Engine Super CD ROM² sorti sur PSP en 2007/2008 selon les territoires. Cette version de l’aventure d’Alucard, déblocable en effectuant des actions bien précises dans le jeu sur PSP, est encore différente des versions PlayStation et Saturn. En effet les emplacements des différents secrets sont encore changés, certains identiques à la version Saturn et d’autres à la version PlayStation. C’est également un excellent moyen de passer les longues soirées d’hiver au chaud dans son lit à traquer des monstres.

D’ailleurs on ne saurait conclure en vous rappelant qu’un excellent bouquin sur la saga Castlevania est sorti aux éditions Pix’n Love écrit par Gianni Molinaro aka Plume de même qu’un très bon podcast sur Dracula dans les jeux vidéo fait par la fine équipe de MO5.com qui avait d’ailleurs invité Plume pour l’occasion.

Antoine "ACR" Clerc-Renaud

Savant mélange entre rédacteur, auteur et éditeur. Passionné par le jeu vidéo, sa culture et son histoire depuis plus de 20 ans. Voue une admiration profonde aux RPG japonisants, aux musiques symphoniques et aux pizzas. Cowabunga ! Game Boy et écran plasma 50" inclus.

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