Tout comme Super Smash Bros. le mois dernier, Final Fantasy VIII fête aujourd’hui ses 15 ans d’existence. 15 ans que je me suis pris une droite comme jamais en jouant à un jeu de rôle à la japonaise merveilleusement bien écrit et avec une histoire d’amour (voire des histoires d’amour qui se croisent qui plus est) qui m’a profondément touché. Enfin pas tout à fait car j’ai eu le jeu seulement le 29 février 2000 sur PC mais j’ai lu plein de magazines avant alors ça compte. Mais ce qui m’avait surtout impressionné c’est la cohérence de tous ses éléments de l’univers et notamment les conséquences sur la mémoire de l’utilisation prolongée des G-Force (les invocations). Quelle idée de génie ! Mind Blown.

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Le 11 février 1999 donc (on parle d’une époque à laquelle Jay avait les cheveux courts quand même), le public japonais pouvait découvrir le nouveau volet dirigé par Hironobu ‘Surfman’ Sakaguchi avec Tetsuya ‘LaMèche’ Nomura au chara design et bien entendu Nobuo ‘Nobiyo’ Uematsu aux platines (DJ! Spin that shit!). Et là ils ont frappé fort mais alors très, très fort ! Exit le look SD (Super Deformed) des personnages et place à un look ‘réaliste’ des personnages. C’était vraiment bienvenue et ça confère une allure adulte à l’ensemble que j’ai vraiment adoré et qui me fascine encore. D’autant plus que l’histoire de ses étudiants se veut bien plus profonde que ce qu’on en dit. Que ceux qui n’ont pas été émus avec la scène dans l’espace et Linoa à la dérive me jettent la première pierre.

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On va passer maintenant au sujet qui fâche, le système de jeu que je trouve exceptionnellement bien fait et très intelligent. Voler des magies à ses adversaires, il fallait y penser. Alors oui, si on y passe du temps on peut rapidement devenir fort et ne pas galérer contre les boss, mais où est le mal ? Et pour ceux qui osent me parler d’absence de challenge, je répondrai seulement, Bahamut, Orbital et le Minotaure (et Nosferatu au premier CD en bonus track). En plus d’être bien dynamique, la Gunblade, l’arme de Squall, nous forçait à rester aux aguets. Et comment ne pas parler du jeu dans le jeu, le Triple Triad, qui était également une brillante idée et était même une quête annexe en elle-même. Novateur et surtout bien plus profond que cette merde de Tetra Master de Final Fantasy IX (d’ailleurs je ne m’explique toujours pas pourquoi avoir inclus ce dernier dans le  PlayOnline…), ce jeu de cartes promettait des heures de jeu en plus de par l’aspect collectionnite et le jeu en lui même tellement accessible et rapidement addictif !

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Dernier paragraphe, promis, pour parler des musiques qui prouve encore une fois que Nobuo Uematsu est un génie mental. C’est simple, tout est bon, il n’y a pas une seule piste à jeter. La bande originale tient d’ailleurs sur quatre CD (d’ailleurs toi qui m’as volé mes CD en 2001 si je te retrouve je te casse les deux bras, les deux jambes et je te mange) de pur bonheur pour les oreilles avec notamment la première ‘vraie’ chanson dans un Final Fantasy ‘Eyes On Me‘ de la majestueuse Faye Wong et qui arrive à point nommé dans le jeu. Je ne remercierai d’ailleurs jamais assez Uematsu car ce sont ses musiques qui m’ont donné envie de jouer du piano et maintenant du synthétiseur. Mon Top 10 car c’est dans l’air du temps de faire des classements :

  1. The Legendary Beast
  2. Liberi Fatali
  3. Force Your Way
  4. Eyes On Me
  5. The Landing
  6. Only a Plank Between One and Perdition
  7. The Salt Flats
  8. Breezy
  9. Movin’
  10. Shuffle or Boogie

Si vous voulez en savoir plus sur ce jeu d’exception et souhaitez explorer d’autres angles de lecture vous pouvez vous jeter sur l’ouvrage consacré à cet épisode paru aux Éditions Pix’n Love. Je vous aurai bien proposé les excellents hors-séries de Gameplay RPG mais je suis le dernier à les posséder. Et au fait, Kiros est le meilleur personnage du jeu, point.