Batman, le jeu du film sur Game Boy

J’ai peu de souvenirs concernant la Game Boy.  Pourtant comme beaucoup d’entre nous je l’ai eue juste après sa sortie, pour noël 1990. Et comme la plupart d’entre nous, Tetris était de la partie.

Le fait est que je n’ai pas eu beaucoup de jeux sur cette console durant les quelques années que je l’ai possédée, mais si il y en a bien un qui m’a marqué, c’est Batman. La musique ! Cette musique de dingue reste ancrée dans ma mémoire ! Mais j’y reviendrais plus tard…

La franchise Batman, comme sur bien d’autres consoles de cette époque avait déjà été “victime” auparavant de deux autres adaptations plus ou moins bonnes.  Cette version Game Boy sortie en 1990 (en Europe) et éditée par Sunsoft n’est autre que l’adaptation de l’excellent film dirigé par Tim Burton. Aussi appelé “Batman, The Movie”, le long métrage fut porté sur quasiment toutes les plate-formes disponible de l’époque, consoles et micros confondus.

Le commissaire Gordon à la rescousse

Après avoir inséré la cartouche et démarré la console, l’ambiance est tout de suite mise en place. Voilà que le célèbre logo de la chauve-souris danse devant nos yeux, accompagné d’une musique un peu … sombre.

Batman GameboyUne fois le bouton start enfoncé, une scène faisant office d’introduction apparaît à l’écran dans un style très “comics” et nous mets dans l’ambiance.
On nous y apprends que Jack est entré dans l’usine chimique Axis et qu’il faut aller y jeter un oeil.

À partir de ce moment, me voilà propulsé dans les rues sombres de Gotham City. Ce qui frappe le plus dès le début du jeu c’est la musique, hyper entraînante et de très bonne qualité. du chiptune de haut vol ! ok, c’était pas du chiptune à l’époque…

Deuxième constant marquant, la maniabilité aux petits oignons. Pas une seule fois, après tant d’années sans y avoir joué, je ne me suis retrouvé frustré par un saut manqué ou une plateforme trop lointaine. Bon ok peut être une fois ou deux mais au global je me suis très vite amusé et je me suis retrouvé pris au jeu. Exactement la même sensation qu’à l’époque ! On peut sauter (bien sûr) et esquiver les projectiles ennemis en s’accroupissant. Les contrôles sont précis et répondent sans latence.
Notre héros chauve-souris dispose d’une barre d’énergie divisée en 4 points. À chaque contact d’une balle ou d’un ennemi on perds bien sûr un point mais surtout pendant quelques secondes on reste invincible, ce qui aide beaucoup. Il est possible de récupérer de la vie en ramassant des cœurs par ci par là. Ils sont toujours dans des endroit pas croyables.
En tout cas, j’ai pu progresser sans difficulté jusqu’à la fin du premier puis du deuxième niveau, un vrai plus pour moi car je ne suis vraiment pas très doué avec les jeux de plate-forme !

Oh, un batarang !

BatmanTout au long des 12 niveaux du jeu, un ensemble d’armes et d’améliorations seront au menu. Planquées dans des éléments du décor à détruire, on y trouvera le fameux Batarang (qui peut faire aussi des dégâts lorsqu’il retourne dans les mains de son propriétaire) et d’autres types de tirs non conventionnels plus ou moins puissants dont certains traversent les murs.

Les graphismes quant à eux ne profitent pas du maximum que peux rendre la Gameboy, mais malgré la petitesse des sprites on arrive tout de même à distinguer les méchants des gentils.

De l’action en vol

Une autre particularité de ce titre réside dans la variété de ses niveaux. On aura le droit même à quelques niveaux intermédiaires aux commandes du Batwing, engin volant de notre héros masqué. Un changement de bonne augure car il vient rompre un peu la routine des niveaux classiques action/plate-forme en un peu de pilotage à la sauce shoot’em up.

Courez l’acheter !

Non, je plaisante ! C’est clairement un jeu assez basique dans sa réalisation graphique, mais sa prise en main et les musiques en font un titre qui vaut quand même le détour. La difficulté bien dosée augmentera progressivement avec la progression et il faudra mémoriser les routines de chaque niveaux car, comme c’était quasiment toujours le cas à l’époque, le jeu ne dispose d’aucune sauvegarde… Il faudra donc s’armer de patience et de pugnacité.
Il a l’avantage de se trouver assez facilement sur le marché d’occasion et de plus pour des sommes tout à fait raisonnables (moins de 10 euros).

Jérémie "rEdrUm" Marsin

Imbibé par le jeu vidéo sur micro depuis le début des années 80, rEdrUm est un vieux routard du joystick ! Ne pouvant pas se séparer des ses précieux Commodore, il passe quand même du temps à jouer sur consoles et PC. Machines de prédilection : Amiga 500 et Commodore 64.

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