C’est il y a exactement 30 ans, le 12 avril 1984 que le CPC 464 d’Amstrad fut présenté à la presse avec une promesse et non des moindres :

Préparez-vous à rencontrer Einstein, Archimède, William Shakespeare, Monet et Ravel.

Rien que ça ! Mais au fond, ils n’avaient pas tort. Le succès qui attendait le micro-ordinateur 8 bits britannique fera de lui, en Europe, une icône de l’informatique personnelle des années 80 et le lancement d’une grande série d’ordinateurs.

Conçu pour venir en concurrence directe avec le Commodore 64 et le ZX Spectrum de Sinclair, personne ne s’attendait à voir Amstrad se lancer dans l’informatique. Cette société, dirigée par Alan Sugar, s’était jusque là spécialisée dans la Hi-Fi bas de gamme et n’avait pas vraiment bonne réputation.

C’est en 1983 que le développement d’un prototype fut lancé et terminé en 9 mois, ce qui en soi est assez rapide mais logique étant donné la conjoncture concurrentielle de l’époque, il fallait faire sa marque et vite ! Le 464 était équipé alors d’un processeur Z80, 64k de mémoire, une résolution de 160×200 pixels en 16 couleurs et un lecteur à cassettes intégré au clavier, ce qui d’ailleurs était aussi une petite révolution, les concurrents de l’époque ayant l’obligation de passer par un lecteur externe. Les générations de CPC suivantes passeront au lecteur disquette 3″ en lieu et place de la cassette, et si le 664 n’a vu aucun changement à part celui-ci, le 6128 sorti seulement un an après verra sa mémoire portée à 128k.

Au rayon des jeux vidéo, le CPC fut une incroyable plate-forme de choix avec un éventail très large de titres de toutes sortes. Gryzor (Contra), Commando, Who Dares Wins, Ikari Warriors, Iron Lord, Zombi, 720 degrés, Le manoir de Mortevielle, Rick Dangerous, Crazy CarsSpindizzy, Head Over Heels, Chase HQ, Spy vs Spy, Castle Master, Cauldron, Sorcery, Boulder Dash, l’Arche du Capitaine Blood… j’en oublie et de toutes les façons la liste est longue, très longue !

Quel coup de vieux, quel monumental coup de vieux ! Cet anniversaire m’affecte particulièrement car le CPC 464 fut ma première machine, mon premier micro, mes premiers jeux vidéo, il a marqué toute une génération et il est très certainement la raison pour laquelle je suis en train de vous écrire ici.

Si vous voulez en savoir un peu plus sur la micro-informatique et les jeux de cette époque, nous avons traité le sujet extensivement dans deux épisodes de notre podcast DTC -Dans ta collection :

Enfin je vous conseille l’excellente présentation du CPC par Lazy Game Reviews, c’est en anglais mais ça vaut le détour.

Source : The Register